Archives de catégorie : Questions de psychologie

Bientôt la rentrée

Eh oui, bientôt la rentrée des classes pour certains……..
La rentrée et son flot de sentiments contradictoires!
Soulagement de mettre un terme au rythme effreiné des vacances en famille……..mais tout à la fois appréhension et déchirement de devoir se séparer, pour la première fois pour certaines mamans, de nos tout petits.

En effet, la séparation est un moment difficile à vivre tant pour les adultes que pour les enfants.
Et c’est pour cela qu’il est essentiel qu’elle soit pensée, préparée, gérée au mieux.
Il faut savoir que lorsqu’on parle de séparation, on fait référence tout autant à la séparation physique que psychique.

Or, pour douloureuse que puisse être cette séparation, il est important pour le bien-être de votre enfant (mais pour le vôtre aussi !) d’aborder verbalement ce moment avec lui.
Et ce, même si vous le redoutez, même si vous appréhendez d’aborder ce sujet, même s’il “sera toujours temps, pourquoi gâcher les vacances”…Vous devez préparer l’enfant à vivre cette nouvelle expérience de séparation avec vous ( même pour les enfants habitués à la crèche, à différents modes de garde, ou habitués à vos allers et venues dans la journée).
En effet, même si vos enfants vous semblent très indépendants et de contact facile, il faut toujours garder à l’esprit que la naissance est vécue par l’enfant (et la maman aussi parfois) comme un évènement traumatisant , qui de ce fait vit comme un abandon, toute forme de séparation imprévue, inexpliquée.

Par contre, une séparation ou quoique ce soit d’autre, une fois préparée et présentée comme un évènement positif et nécessaire pour tous, est beaucoup mieux acceptée par l’enfant.
Ce dernier est jusqu’a présent totalement dépendant de nous adultes, de nos soins, de notre amour, de notre implication dans notre rôle de parents. Il a toute confiance en nous (à moins d’avoir été lourdement trompé), et n’a aucune raison de s’inquiéter s’il sent ses parents sûrs de quelque chose qu’ils disent bon et constructif pour lui.

Par contre, si vos enfants ressentent que vous abordez et vivez cette future rentrée avec appréhension ils seront à leur tour angoissés à l’idée de vivre quelque chose pour laquelle ils vous sentent retissants.
En réalité c’est l’angoisse perçue chez ses parents (sa mère), qui provoque chez l’enfant une peur similaire. “Si maman est inquiète, c’est qu’il y a forcement une raison de l’être”.
D”ou notamment les pleurs le matin devant l’école:”je sens bien que maman a du chagrin”, preuves d’une séparation mal gérée.

Pire encore pour un enfant, comme pour tous d’ailleurs, de ressentir que quelque chose ne va pas mais de ne pas en avoir l’explication. L’enfant n’a d’autre moyen pour comprendre, connaître, apprendre, et se repérer, que les explications et l’imitation de son entourage ( il lui manque l’expérience).
Sans explication de ”mots mis sur”, il se sent abandonne, mis à l’écart.

Il est important de savoir, qu’un enfant est finalement capable d’accepter, de traverser des épreuves parfois très douloureuses (divorce, deuil…..) avec finalement bien plus de sérénité que nous, a partir de l’instant ou il a confiance en vous, et a la possibilité d’apporter du sens, son propre sens à sa vie.

Ainsi, pourquoi ne pas profiter de ces derniers moments de vacances passées tous ensemble pour aborder le plus sereinement possible, le sujet de l’école, mais éventuellement aussi de l’arrivée de la JFAP , des petits changements de la rentrée…?
Apres tout, il reste encore un long mois à partager avec ses joies, ses câlins, et ses petits chagrins du quotidien.
Bonnes vacances à tous.

Stéphanie PICOT-TREBUCHET

Relations entre vous et la jeune fille au pair

Relation entre vous et la jeune fille au pair
Ce petit test vous aidera peut-être à prendre conscience du mode de relation escompté ou établi entre vous et votre jeune fille au pair.

En effet, sans réellement être une femme de ménage, la jeune fille ne doit pas non plus être pour autant un enfant de plus à votre charge.

D’où l’importance de mettre en place et de se tenir (avec bien-sûr quelques entorses dans un sens comme dans l’autre)à un contrat moral qui aide chacun à connaitre son statut, son rôle, ses responsabilités et respecter les attentes de l’autre.

Q.A Vous privilégiez le système au pair
  Car les autres systèmes de garde se sont avérés insatisfaisants.
  Installés chez voux, elle ne peut être que de confiance et toujours disponible.
  Vous êtes conscient de l’enrichissement réciproque grâce à cet échange culturel et linguistique.
Q.B Une jeune fille au pair c’est :
   Un peu comme la grande fille qui vous manque notamment pour vous aider à vous occuper des plus petits.
  Une aide précieuse mais légitime en échange d’une chambre que vous lui prêtez et de l’occasion que vous lui offrez de suivre des études à l’étranger.
  Une aide mais qui pour autant ne doit pas entraver votre vie privée.
Q.C Quand vous surprenez des moments complices ou affectifs entre la jeune fille au pair et vos enfants.
  J’ai peur qu’elle prenne une place affective trop grande chez mes enfants d’autant plus qu’elle les voit plus que moi.
  Je suis consciente qu’une bonne entente entre elle et moi facilite l’investissement affectif des enfants envers celle qui vous permet d’avoir des activités extérieures sans culpabilité (psychologique surtout)pour eux.
  Les câlins et les bons moments doivent être réservés exclusivement à la famille.

 

 

Evolution de la jeune fille au pair

La jeune fille qui arrive, vient de quitter papa et maman (pour la plupart). C’est encore une enfant. Elle a besoin de se sentir entourée et soutenue.

Le premier mois elle restera pas mal avec vous. Le temps de se faire des amies.

Après Noël, vous remarquerez un changement brutal. Elle a ses amies, sort de plus en plus. Et de moins en moins disponible pour vous dépanner au pied levé. Elle prend de l’assurance. Commence à bien connaître la ville.

Au moment de partir, vous remarquerez qu’elle n’est plus une enfant mais une jeune adulte qui sait enfin gérer seule ses coups de blues ou le rhume.

Et en septembre, avec la nouvelle jeune fille, le film reprend….

Comment gérer la séparation

calimero

Enfin, la jeune fille au pair arrive demain !
…Enfin un peu d’aide qui va permettre de se consacrer au reste de la famille, de retrouver une vie professionnelle ou tout simplement un peu de temps pour soi (hé oui, c’est autorisé ! ).
Seulement encore faut-il arriver à laisser une place réelle, des responsabilités, déléguer…Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela n’est pas toujours chose facile !
Et ceci s’explique entre autre par les liens affectifs et fusionnels mis en place depuis les premiers instants de vie de votre bébé.

En effet, si la naissance est vécue comme un réel traumatisme par l’enfant, elle est tout autant traumatisante pour la maman. Dès lors, s’installe une relation fusionnelle entre la maman et son bébé où tous les deux ne font qu’un. Relation duelle nécessaire pour le développement et le bien-être tant de la maman que de son enfant.
Mais déjà il est temps de réintégrer le papa dans ce « couple » afin de lui permettre de s’intégrer et de s’inscrire dans l’histoire de son enfant. En effet, il est essentiel pour le développement d’un enfant que se mette en place une relation triangulaire dite oedipienne(même en cas d’absence « physique du papa).

Puis vient une nouvelle étape dans le processus de développement : Maman doit faire comprendre à son enfant qu’elle a son existence propre, indépendante de ce qu’ils vivent ensemble. Or si cette séparation, passage obligé pour tous les êtres sociaux que nous sommes, est difficile pour l’enfant…elle l’est en réalité plus encore pour la maman.
L’enfant, lui, peut tout accepter venant de ses parents du moment que ces derniers agissent avec cohérence et en harmonie les uns avec les autres.

D’où l’importance à l’heure où la jeune fille vient prendre place dans le schéma affectif et quotidien de l’enfant, qu’il sente que maman inconsciemment lui « autorise » à investir la nouvelle personne à qui vous déléguerez ( ! pas renoncer à) un rôle affectif, mais également autoritaire, d’éducation, d’éveil…
Mais cela ne peut se faire sans être persuadé que vous allez et garderez à jamais une place et une relation privilégiée aux yeux de votre bébé (ou enfant). Et cela quel que soit le temps que vous aurez à lui accorder dans votre journée.

Car le plus important, et cela reste vrai quel que soit l’âge de tout individu, est l’intensité des échanges, la qualité d’une relation et non la quantité de temps passé ensemble.
Les souvenirs se constituent de moments forts et de relations qui s’inscrivent dans la durée.
Alors, à toutes celles pour qui l’heure de confier bébé est arrivé, courage et surtout : Pas de culpabilité.

Stéphanie Picot
Psychologue

Notre psychologue : Mme Picot-Trébuchet

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons pensé qu’il serait intéressant pour certains d’entre nous, parents comme jeune fille au pair, de trouver sur ce site un lieu de discussion, de conseils, un lieu pour se poser…
Je suis psychologue spécialiste notamment de l’Enfance et de l’Adolescence. J’exerce aussi bien en libéral (parfois même à domicile), qu’en tant que formatrice pour assistantes maternelles et auxiliaires de puériculture.

Je vous proposerai donc d’aborder différents thèmes se referant à notre quotidien, à l’importance de relations sereines entre parents et jeune fille au pair, au bien-être de nos plus petits comme de nos plus grands.

Il n’est certes pas facile de s’accorder quelques temps de réflexion ou de recul, alors que petits tracas et grands bonheurs du quotidien nous
assaillent….mais ça vaut le coup, vous verrez!!!

A bientôt.

Stéphanie PICOT-TREBUCHET.