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Contes

CENDRILLON


Conte de Perrault
Il était une fois une très belle jeune fille qui vivait avec sa belle-mère et ses deux belle-sœurs, depuis la mort de son père. Elle était traitée comme une servante, et passait ses jours à laver, repasser, netoyer, et rendre mille services. Chaque soir, fatiguée, elle s’asseyait près du feu. Aussi les méchantes l’appelaient Cendrillon.
Un jour le Prince invita à un bal toutes les demoiselles à marier du pays. Les deux sœurs y allèrent, mais elles laissèrent Cendrillon, qui n’avait pas de robe de bal. Cendrillon resta près des cendres de la cheminée, et se mit à pleurer.
Soudain, la fée sa marraine apparut. La voyant tout en pleurs, elle lui demanda ce qu’elle avait.
Cendrillon lui répondit qu’elle souhaitait se rendre au bal.
Sa marraine l’emmena dans le jardin, pris une grosse citrouille, agita sa baguette, et la citrouille devint un superbe carosse doré.
Elle jeta un sort sur les petits animaux du jardin ; ceux-ci devinrent cocher, chevaux, laquais…
Enfin, et par magie, Cendrillon se trouva vêtue d’une robe d’or, d’argent et de pierreries. A ses pieds se trouvaient deux superbes pantoufles de verre.
Cendrillon était prête pour le bal !! Mais sa marraine la prévint : « A minuit, sois de retour, car le sort s’arretera au douxième coup de minuit, et ta robe redeviendra haillons, ton carosse citrouille, et tes chevaux, souris. »
Cendrillon promit et son carosse fila, dans la nuit, vers le château du Prince.


Lorsqu’il vit cette belle inconnue, le Prince ne la quita plus des yeux. Ensemble ils dansèrent longtemps…Soudain, minuit se mit à sonner. Se souvenant de ce qu’avait dit sa marraine, Cendrillon s’enfuit. En descendant le grand escalier du château, elle perdit sa pantoufle de verre.
Au douxième coup de minuit, comme avait dit sa Marraine, le sort s’arreta. Cendrillon rentra à pied et en haillons.
Le lendemain, pour retrouver la belle inconnue, le Prince ordonna que l’on essaye la pantoufle de verre à toutes les jeunes filles du royaume.
Les deux méchantes sœurs de Cendrillon eurent beau tout essayer, la pantoufle ne leur allait pas. Et bien qu’elles aint enfermées Cendrillon dans sa chambre, celle-ci put sortir à temps pour essayer la pantoufle, qui lui allait à merveille.
Alors la fée sa marraine apparut et lui offrit une robe encore plus magnifique que la veille.
Cendrillon fut conduite chez le Prince.
Il la trouva si magnifique, qu’il l’épousa le jour même.


LA BELLE AU BOIS DORMANT


Conte de Perrault
Il était une fois au cœur de la forêt un châteua dans lequel vivaient un roi et une reine. Après avoir longtemps attendu, ils eurent un jour une petite fille.
Ils étaient si contents qu’ils lui donnèrent pour marraine les fées du pays.
Selon la coutume, chacune d’elle fit un don à la princesse : la beaté, l’intellignece et la sagesse.
Tout à leur joie, le roi et la reine donnèrent un somptueux festin au château. Hélas, les parents de la princesse avaient oublié une fée. Celle-ci, folle de rage et de jalousie, arriva soudain, et cria « Un jour, la princesse se piquera le doigt à un fuseau, et moura ! ».
Mais une bonne fée voulut conjurer le sort. Elle n’avait pas les moyens de l’annuler, mais prononça tout de même : « Non, elle ne mourra pas. Elle s’endormira pour cent ans et un prince charmant la réveillera avec un baiser d’amour. »
Le roi et la reine firent brûler tous les fuseaux du royaume.

Le temps passa ; la princesse devint belle, tout le monde l’aimait. Mais elle était aussi très curieuse ! Un jour, alors qu’elle se promenait dans le palais, elle monta l’escalier d’une vieille tour oubliée. Elle rencontra alors une vieille femme dans une pièce bien sombre, et cette vieille femme filait. La Princesse lui prit le fuseau des mains, et se piqua le doigt.
Aussitôt, elle s’endormit. On la porta sur un lit de broderies d’or et d’argent. La bonne fée arriva aussitôt, et d’un coup de baguette magique, plongea le palais dans un profond sommeil.

Cent ans plus tard, un Prince, qui traversait le bois, aperçut au loin le château. Des épines et des ronces énormes avaient poussé tout autour, et il dut se servir de son épée pour se franchir un passage.
Enfin, il fut dans le château. Quel ne fut pas son étonnement en voyant tous ces gens qui dormaient ! Il entra enfin dans la chambre de la princesse. Elle était si belle, qu’il ne put s’empêcher de l’embrasser.
Alors, elle s’éveilla ; et en même temps qu’elle, le roi, la reine, et tout le palais sortirent du sommeil.
En voyant le prince, la princesse sourit. Les cloches du palais se mirent à sonner. Le prince demanda à la jeune princesse de l’épouser, et le lendemain, on célébra leurs noces.